Aujourd'hui, je suis sortie. Pour une fois, je me suis levée tôt. Il faisait froid mais un peu moins que ces derniers jours. Parce qu'hier je me suis réveillée en sueurs à 8h00 du matin en réalisant la date. Eh oui. Noël. Cette sale habitude. Les gens sont stressés dans les magasins, au fond on se demande à qui ça fait plaisir. Ah oui, aux enfants, j'oubliais, comment ai-je pu oublier avec ces publicités dont ils nous gavent à la télévision.
Je me suis remise à regarder la télé aussi, je gobe toutes les séries, enchantée de comprendre à nouveau le sens des choses, qu'il ne s'agisse plus que de silhouettes qui se meuvent sans but.
J'ai acheté tous les cadeaux nécessaires, cherchant, quand même, le petit truc qui ferait plaisir. J'ai pris la peine de les emballer moi-même, ils brillent, bien rangés. Puisque. Je ne vais pas mourir et Noël aura lieu. Autant participer à ce qu'on ne peut de toutes les manières éviter.
La vie me paraît bizarre, dehors. Il faut que je cesse de m'enfermer comme ça. Je vais devenir autiste. J'ai beaucoup marché. Je suis crevée sans arriver à me reposer, agitée, je fais plein de choses en même temps, et j'aime [mieux] ça, je me sens un peu plus vivante. J'ai pris le métro sans un coup d'oeil sur les rails, je me suis juste jetée sur un siège, épuisée, avec mes paquets (un "Petit Robert" ça pèse lourd!). La vitre de la rame m'a jetée au visage ma pâleur et mes yeux cernés; ça ne me gêne pas. Petit fantôme, je plane un peu.
Demain, je me reposerai. Peut-être.